Voici deux documentaires. Ils ont peu de choses en commun : l'écart par rapport à ce que l'on entend communément par documentaire (en tant que forme) et leur durée, très courte. Cependant leur
valeur documentaire est indéniable : regard et réflexion sur le réel.
Le premier, réalisé par Jorge Dalton, cinéaste cubain et salvadorien, questionne la mémoire et témoigne de l'échec d'une révolution, à travers un montage d'archives filmiques et
photographiques associées à une chanson (off) de Carlos Varela (extraite du cd Como los peces, 1994). Il fait partie d'un documentaire de 26 min "Cuando yo soñaba un mundo al
revés" (2004) mais peut être vu de façon autonome sans rien perdre de sa charge émotionnelle.
FOTO DE FAMILIA, de Jorge Dalton (Cuba - El Salvador, 2004)
Cuando yo soñaba un mundo al revés peut être vu dans son intégralité sur le site salvadorien 01tv.
Le deuxième, réalisé par Llorenç Soler, cinéaste, écrivain, peintre et poète espagnol, a des allures de journal intime filmé. A partir d'un événement très anecdotique, la disparition d'un
banc public, il nous propose une réflexion sur l'indifférence et interroge notre capacité à apréhender le réel, justement. C'est aussi un fragment, un chapitre d'un documentaire intitulé El
poso de los días (20min, 2009), qui fonctionne lui aussi de façon autonome.